Maryatil voyance : voyances , destins et prénoms : Elsa

Voyance et littérature

La Dame de Monsoreau

-Pour voir Saint-Luc.-Mais enfin s'il n'y est pas ?-Et mordieu ! je vous dis qu'il y est, moi.-C'est étrange.-Non, c'est royal.-Mais vous pouvez donc y entrer, au Louvre, vous ?-Certainement. Moi je ne suis pas la femme de Saint-Luc.-Vous me confondez.-Venez toujours.-Comment l'entendez-vous ? Vous prétendez que la femme de Saint-Lucne peut entrer au Louvre, et vous voulez m'y mener avec vous !-Pas du tout, madame ; ce n'est pas la femme de Saint-Luc que je veuxmener là ... Une femme ! fi donc !-Alors, vous me raillez... et, voyant ma tristesse, c'est bien cruel à vous !-Eh ! non, chère dame, écoutez : vous avez vingt ans, vous êtes grande,vous avez l'oeil noir, vous avez la taille cambrée, vous ressemblez à monplus jeune page... comprenez-vous... ce joli garçon à qui le drap d'or allaitsi bien hier soir ?-Ah ! quelle folie ! monsieur de Bussy, s'écria Jeanne en rougissant.-Écoutez. Je n'ai pas d'autre moyen que celui que je vous propose.C'est à prendre ou à laisser. Voulez-vous voir votre Saint-Luc, dites ?-Oh ! je donnerais tout au monde pour cela.-Eh bien, je vous promets de vous le faire voir sans que vous ayez rien àdonner, moi !-Oui... mais...-Oh ! je vous ai dit de quelle façon.-Eh bien, monsieur de Bussy, je ferai ce que vous voudrez ; seulement,prévenez ce jeune garçon que j'ai besoin d'un de ses habits, et je luienverrai une de mes femmes.-Non pas. Je vais faire prendre chez moi un des habits tout neufs que jedestine à ces drôles pour le premier bal de la reine mère. Celui que jecroirai le plus assorti à votre taille, je vous l'enverrai ; puis vous merejoindrez à un endroit convenu ; ce soir, rue Saint-Honoré, près de la ruedes Prouvelles, par exemple, et de là...-De là ? 47

Alexandre Dumas père

Maryatil voyance : voyances , destins et prénoms : Anissa

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Le Nabab